MINISTÈRE DE L'ÉDUCATION NATIONALE
République Centrafricaine
Unité – Dignité – Travail

DISCOURS DE SON EXCELLENCE LE PROFESSEUR FAUSTIN ARCHANGE TOUADÉRA

Président de la République, Chef de l’État

À l’occasion de la cérémonie du lancement officiel de la rentrée scolaire 2026-2027

Boali (Préfecture de l’Ombella-Mpoko) — 5 octobre 2026

 

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ;
Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;
Messieurs les Présidents des Institutions de la République ;
Monsieur le Ministre d’État chargé de l’Éducation Nationale ;
Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;
Monsieur le Représentant Résident de l’UNICEF, Chef de file des partenaires techniques et financiers du système éducatif centrafricain ;
Monsieur le Représentant Résident de la Banque Mondiale ;
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Chefs de Missions diplomatiques, Consulaires et Représentants des organisations internationales ;
Monsieur le Député de l’Ombella-Mpoko ;
Monsieur le Gouverneur de la Région des Plateaux ;
Monsieur le Maire de la Ville de Boali ;
Monsieur l’Inspecteur d’Académie de l’Ombella-Mpoko ;
Mesdames et Messieurs les responsables administratifs, politiques, religieux et traditionnels ;
Partenaires sociaux ;
Mesdames et Messieurs les Enseignants et personnels de l’Éducation Nationale ;
Chers parents d’élèves ;
Chers élèves ;
Distinguées personnalités ;
Vaillante et laborieuse population de Boali et de l’Ombella-Mpoko ;
Mesdames et Messieurs ;

C’est avec une joie profonde que je me trouve aujourd’hui parmi vous, ici à Boali, pour lancer officiellement l’année scolaire 2026-2027.

Je remercie chaleureusement les autorités administratives et municipales, les chefs de quartier et de village, ainsi que toute la population pour l’accueil qui nous est réservé.

Je voudrais également saluer la présence parmi nous de l’ensemble des Corps Constitués de l’État, du Corps diplomatique, des partenaires techniques et financiers, des partenaires sociaux, des organisations de la société civile, des parents d’élèves, des enseignants et, surtout, de nos chers enfants. Votre présence témoigne d’une conviction qui doit toujours guider toute notre action : l’éducation est l’affaire de toute la Nation.

Mesdames et Messieurs ;

Chers Compatriotes de Boali et de l’Ombella-Mpoko ;

Le choix de Boali n’est pas le fruit du hasard.

Boali, c’est la ville des chutes et du barrage qui éclaire notre Capitale, Bangui. Boali, c’est l’énergie de la Nation.

Or l’école, elle aussi, est une source d’énergie : c’est elle qui allume la lumière du savoir dans l’esprit de nos enfants.

En venant ici, je veux dire à tous les Centrafricains que l’école ne se décide pas seulement à Bangui. Elle se construit dans chaque Sous-préfecture, dans chaque Commune, dans chaque Village.

Cette rentrée est aussi la première de ce nouveau mandat que le peuple centrafricain m’a confié.

Je l’ai dit le jour de mon investiture : l’éducation de nos enfants restera au cœur de l’action du Gouvernement.

Mais je ne saurais parler de l’école à Boali sans m’incliner d’abord devant une douleur que cette ville porte encore.

Au cours de l’année scolaire écoulée, au moins dix élèves du Lycée Moderne de Boali nous ont quittés, dans des circonstances qui demeurent à ce jour inexpliquées.

Ces décès répétés ont plongé les familles, les enseignants et toute la population dans l’angoisse et l’incompréhension.

En février dernier, leurs camarades sont descendus dans la rue pour demander des réponses.

Ces réponses, ils les méritent.

Les familles les méritent.

Je veux le dire ici avec solennité : la vérité sera recherchée, avec les moyens de la science, de la médecine et de la justice.

J’ai instruit le Gouvernement de mesures : enquête sanitaire et judiciaire, analyses médicales, appui psychologique aux élèves et aux familles, et les conclusions seront rendues publiques.

Dans l’attente, je demande à chacun d’éviter les rumeurs et les accusations sans fondement, qui ajoutent la division à la peine.

À chacune des familles endeuillées, j’adresse la compassion de la Nation tout entière.

Je vous invite, Mesdames et Messieurs, à vous lever et à observer avec moi une minute de silence en mémoire de ces enfants.

(Minute de silence)

Je vous remercie.

Distinguées personnalités ;

Mesdames et Messieurs ;

La décision prise en Conseil des Ministres d’organiser cette cérémonie à Boali traduit notre volonté de faire de chaque Région, de chaque Préfecture, de chaque Sous-préfecture, de chaque Commune et de chaque Village, un acteur à part entière de la transformation de notre système éducatif.

C’est ainsi que des arrêtés ont été pris pour créer de nombreuses écoles et collèges de proximité dans les localités de Yaloké, de Ndjoh, de Bogangolo, de Bakala-Zawa, de Bogoura, de Békadili et de Gbango, dotés de mobiliers scolaires, afin de désengorger les lycées de Damara, de Boali, de Bossembélé et de Yaloké.

C’est dans cette dynamique que la création de 274 Secteurs scolaires, répartis au sein des 21 Inspections académiques, a été engagée.

Dans la Préfecture de l’Ombella-M’Poko, 13 Secteurs scolaires ont ainsi été institués afin de rapprocher les responsables pédagogiques des communautés. Chaque chef de secteur dispose désormais d’un véhicule à deux roues qui lui permet de parcourir les écoles de son secteur et de veiller plus attentivement à la progression de nos élèves.

Il est à noter qu’à travers les projets éducation financés par la Banque Mondiale et le Global Partnership for Education (GPE), 270 enseignants contractuels ont été affectés dans l’Ombella-Mpoko, et 91 salles de classe, 20 blocs de latrines, 1.332 table-bancs, 101 bureaux des enseignants et 146 chaises ont été fabriqués. Le point d’orgue de cet investissement demeure sans conteste l’édification du Centre Préfectoral de Formation des Enseignants (CPFE) de Boali, que nous allons inaugurer tout à l’heure, dévolu à la formation de nos futurs Professeurs d’école, dont la noble mission sera de dispenser l’enseignement aux apprenants de l’Ombella-Mpoko.

Le montant de ces investissements s’élève à 1.520.892.339 FCFA. Le Centre Préfectoral de Formation des Enseignants (CPFE) de Boali, ce joyau architectural et pédagogique, a pu voir le jour grâce au précieux concours financier du Groupe de la Banque Mondiale et du Partenariat Mondial pour l’Éducation, lesquels ont également doté notre pays d’infrastructures similaires à Sibut, à Mobaye, à Nola et à Batangafo, qui seront inaugurées dans les jours à venir, au même titre que l’Institut National de Formation Faustin Archange TOUADÉRA (INF) de Bossangoa.

Ces enseignants formés dans ces Centres Préfectoraux, à l’INF Faustin Archange TOUADÉRA de Bossangoa et à l’Institut de Formation des Professeurs d’École de Bambari seront, au fur et à mesure, intégrés dans la Fonction Publique centrafricaine.

Leur place est dans les salles de classe. C’est à ce titre que j’ai instruit le Gouvernement de procéder à l’intégration de 1.500 enseignants, craie en main, le mois dernier, conformément aux engagements souscrits auprès de nos partenaires techniques et financiers.

Afin de pallier la pénurie de professeurs de mathématiques, de physique et de sciences de la vie, j’ai instruit le Ministre d’État chargé de l’Éducation nationale ainsi que son homologue de l’Enseignement supérieur d’organiser, dès cette rentrée 2026-2027, le test d’entrée destiné à former de nouveaux professeurs scientifiques.

Au terme de leur formation, ceux-ci seront déployés dans les lycées et collèges de notre pays.

Mesdames et Messieurs ;

Une rentrée scolaire est un moment de renouvellement de notre engagement collectif envers notre jeunesse.

Elle est le moment où chaque enfant exerce son droit au savoir, son droit à l’avenir et son droit à une éducation sûre. C’est là que se construit le capital humain de demain.

Elle est le lieu où se transmettent les connaissances, les valeurs, la discipline, le respect de l’autre et le sens de la responsabilité.

C’est pourquoi nous devons toujours considérer l’éducation comme un investissement stratégique dans la paix, dans la stabilité, dans l’unité nationale centrafricaine.

Notre ambition est traduite par le thème de cette rentrée scolaire :

« Ensemble pour une éducation de qualité, inclusive, sûre et équitable. Un enfant compte, un enseignant agit »

Aucun apprenant ne doit être abandonné au bord du chemin de l’école.

Aucun enfant ne doit être privé d’éducation en raison de son origine sociale, de son handicap ou de son sexe.

Aucune fille ne doit être empêchée de poursuivre ses études parce qu’elle est une fille.

Mesdames et Messieurs ;

Vaillantes populations de Boali et de l’Ombella-Mpoko ;

L’école centrafricaine, en dépit de nombreux défis persistants, est en marche et cherche les voies et moyens pour retrouver ses lettres de noblesse.

Je voudrais ici féliciter le Gouvernement, à travers le Ministre d’État chargé de l’Éducation Nationale, l’ensemble de ses collaborateurs ainsi que les Partenaires Techniques et Financiers, d’avoir organisé avec succès la Revue à mi-parcours du Plan Sectoriel de l’Éducation, tenue du 29 au 31 juillet 2026 à Bangui.

Cette revue constitue une étape importante dans la conduite de notre politique éducative.

Elle nous permet de faire preuve de lucidité, de mesurer objectivement les progrès accomplis et de formuler les recommandations nécessaires pour améliorer les résultats de notre système éducatif.

Je veux saluer cette démarche fondée sur l’évaluation, la responsabilité et la recherche de résultats. L’essentiel n’est pas seulement le nombre d’enfants inscrits à l’école. C’est aussi de s’assurer qu’ils apprennent véritablement.

Ce qui compte, c’est leur capacité à lire, à écrire, à calculer, à raisonner, à créer, à utiliser les outils numériques, à travailler avec les autres et à devenir des citoyens responsables.

J’instruis par ailleurs le Ministre d’État chargé de l’Éducation nationale d’organiser sans délai la revue à mi-parcours du Pacte, afin de rendre notre pays éligible au financement du Partenariat.

Mesdames et Messieurs ;

Pour cette année scolaire, j’ai instruit le Gouvernement de concentrer ses efforts sur les priorités suivantes :

1. Garantir une éducation de qualité

Nous devons garantir une éducation de qualité, portée par des enseignants compétents et un cadre légal actualisé.

Notre priorité doit être la qualité. Nous devons faire en sorte que chaque enfant qui entre dans une classe en ressorte avec des compétences réellement maîtrisées.

Je demande donc au Gouvernement de renforcer les dispositifs d’évaluation des apprentissages et d’accorder une attention particulière aux fondamentaux de l’apprentissage : lire, écrire, comprendre, calculer et raisonner.

L’école centrafricaine doit former des enfants capables de comprendre leur environnement et de participer à son évolution.

Cette qualité ne peut se construire sans des enseignants qualifiés.

L’enseignant est au cœur de la transformation de notre système éducatif. Je demande donc au Gouvernement de renforcer la formation initiale et continue des enseignants.

Nous devons renforcer leurs compétences pédagogiques, numériques et professionnelles.

Nous devons également améliorer progressivement leurs conditions de travail.

Cette ambition de qualité doit également s’appuyer sur un cadre légal rénové.

C’est pourquoi j’instruis le Ministre d’État chargé de l’Éducation Nationale de procéder à la relecture de la Loi d’orientation de l’Éducation Nationale de 2014, afin de l’adapter aux profonds changements que connaît notre société.

Notre législation éducative doit accompagner son temps.

Elle doit répondre aux mutations économiques, sociales et environnementales auxquelles notre pays fait face.

Cette relecture devra notamment intégrer les enjeux du numérique, l’Objectif de Développement Durable 4, l’équité, l’inclusion, l’enseignement technique et professionnel ainsi que notre langue « Sango », déjà expérimentée dans dix écoles et qui sera étendue à 350 établissements aux niveaux du CI et du CE1.

Cette extension s’accompagnera de la formation de 15.000 enseignants et de la mise à disposition de manuels adaptés déjà disponibles.

J’insiste pour que cette réforme soit conduite dans un esprit largement participatif.

La nouvelle loi doit être l’affaire de tous, et non d’un seul ministère.

2. Assurer l’équité et l’inclusion

Nous devons aussi assurer l’équité et l’inclusion pour tous les enfants, en particulier les filles.

Je lance aujourd’hui un appel solennel aux parents, aux chefs de village, aux autorités locales, aux leaders religieux et à tous les acteurs de la société : scolarisons nos filles et maintenons-les à l’école !

Une fille instruite est une citoyenne capable de participer pleinement à la vie de la Nation.

Investir dans l’éducation des filles, c’est donc investir dans toute la société.

J’instruis à nouveau le Gouvernement de renforcer les mesures permettant de lutter contre les abandons scolaires des filles, les violences en milieu scolaire et toutes les formes de discrimination.

Cette équité passe aussi par les infrastructures.

Une école sans salle de classe adaptée, sans eau potable, sans assainissement sécurisé ne peut offrir les meilleures conditions.

Le Gouvernement doit poursuivre son effort de construction, de réhabilitation et d’équipement des établissements scolaires.

Une attention particulière sera accordée aux zones rurales et aux localités qui connaissent encore d’importants déficits.

Nous devons également promouvoir des établissements scolaires respectueux de l’environnement, avec des dispositifs d’eau, d’assainissement, d’énergie et de gestion des déchets.

C’est pourquoi le Projet d’Accélération des Résultats de l’Éducation (PARE) a déjà réalisé, au titre de sa première phase : 643 salles de classe, 11.574 tables-bancs, 643 bureaux et autant de chaises, 107 blocs de latrines et 43 forages, cinq Centres préfectoraux de formation des enseignants, dont celui de Boali, et l’INF Faustin Archange TOUADÉRA de Bossangoa.

Cette première phase a représenté un investissement de 8.106.886.452 FCFA. La seconde, actuellement en cours, mobilise 13.342.628.592 FCFA, soit un total de 21.449.515.044 FCFA pour l’ensemble des deux phases.

Tous ces investissements du Gouvernement et des Partenaires Techniques et Financiers prouvent à suffisance notre volonté : aucun enfant ne doit être exclu parce qu’il vit avec un handicap ou parce qu’il appartient à une communauté.

Le Gouvernement doit développer progressivement une véritable politique d’éducation inclusive. Cela implique des infrastructures accessibles et adaptées, des enseignants formés, des outils pédagogiques adaptés et un accompagnement approprié des enfants.

La République doit offrir les mêmes chances à tous ses enfants.

Dans le même élan, je me réjouis d’annoncer que 3.000.000 de nouveaux manuels de français et de mathématiques, que j’ai préfacés, sont disponibles et seront distribués dans les 21 Inspections académiques de notre pays.

Aux parents d’élèves

Chers parents d’élèves,

L’État construit des écoles, forme des enseignants et met à votre disposition des programmes et du matériel pédagogique. Mais aucune politique, aussi ambitieuse soit-elle, ne peut remplacer votre présence.

C’est pourquoi nous vous invitons à prendre pleinement votre part dans l’éducation de vos enfants.

Inscrivez massivement vos filles, car l’avenir de notre pays en dépend.

Veillez chaque jour à leur assiduité, car un enfant absent à l’école est un enfant qui décroche. Suivez régulièrement leurs résultats et n’hésitez pas à dialoguer avec leurs enseignants. Le lien entre la famille et l’école est la clé de la réussite.

Encouragez vos enfants à travailler avec sérieux et discipline, et surtout, protégez-les contre les violences, les addictions, les mauvaises fréquentations qui peuvent compromettre leur avenir.

Un enfant qui fréquente l’école avec régularité, qui sent le soutien de sa famille et qui travaille avec sérieux a toutes les chances de réussir. Cette réussite, chers parents, commence chez vous.

Aux enseignants

Chers Enseignants,

Je vous demande d’être ponctuels, assidus, disponibles et exemplaires, car vous êtes le premier visage de l’école. La Nation attend de vous de la pédagogie, de la patience, de la rigueur et un engagement sans faille.

Chaque élève est une promesse pour la Nation.

Ne découragez jamais un enfant, ne renoncez jamais à progresser, car c’est souvent dans la persévérance que naît la réussite.

Derrière chaque élève peut se cacher le dirigeant, l’enseignant, le scientifique, le médecin ou l’entrepreneur dont la République Centrafricaine aura besoin.

Croire en lui, c’est investir dans l’avenir de la Nation.

C’est précisément ce que reconnaît le monde entier le 5 octobre de chaque année, en célébrant la Journée internationale des Enseignants, hommage rendu au rôle essentiel que vous, Enseignants de la République Centrafricaine, jouez au sein de notre société et à vos sacrifices.

Cette Journée est la vôtre.

En ce jour solennel, je vous adresse mes plus vives félicitations et vous souhaite une excellente fête.

Aux partenaires

À vous, Partenaires,

Je voudrais exprimer ma profonde gratitude aux Partenaires Techniques et Financiers (UNICEF, Banque Mondiale, Union Européenne, Ambassade de France, Fédération de Russie, AFD, PAM, etc.), aux Organisations internationales, aux ONG, aux partenaires sociaux, aux organisations de la société civile, aux communautés, et à tous ceux qui accompagnent la République Centrafricaine dans son développement.

Je vous invite à renforcer davantage cet accompagnement précieux.

Notre partenariat doit s’aligner davantage sur les résultats concrets attendus de notre système éducatif.

Ensemble, bâtissons une école plus performante, plus inclusive, plus moderne et mieux adaptée aux réalités de la République Centrafricaine.

C’est en unissant nos efforts que nous offrirons à notre jeunesse l’éducation de qualité qu’elle mérite.

Ebola : vigilance sanitaire

Mesdames et Messieurs, chers élèves ;

Cette rentrée se déroule dans un contexte sanitaire qui exige de nous tous la plus grande vigilance.

Depuis le mois de mai, la maladie à virus Ebola frappe durement nos frères et sœurs de la République Démocratique du Congo, avec plus de 6.000 cas confirmés.

À ce jour, aucun cas n’a été confirmé sur notre territoire. Mais nos frontières sont longues et nos échanges nombreux.

Le Gouvernement a adopté un plan de riposte, mais la protection de notre pays ne sera complète que si chacun de nous joue son rôle.

C’est pourquoi je m’adresse directement à vous, chers élèves.

Je vous demande d’observer strictement les mesures barrières :

  • lavez-vous les mains régulièrement à l’eau propre et au savon, en arrivant à l’école, avant de manger et après être allé aux toilettes ;
  • ne touchez jamais le sang, les vomissements ou les autres liquides du corps d’une personne malade ou d’un défunt ;
  • si vous avez de la fièvre, une grande fatigue, des vomissements ou des saignements, restez à la maison et prévenez immédiatement le centre de santé le plus proche ;
  • ne cachez jamais un malade : appelez le numéro vert 1212.

Vous êtes aussi des messagers.

Ce que vous apprenez à l’école, enseignez-le à vos frères, à vos sœurs et à vos parents : un enfant bien informé protège toute sa famille.

J’ai instruit les Ministres de l’Éducation Nationale et de la Santé d’installer des dispositifs de lavage des mains à l’entrée des établissements, de former le personnel à reconnaître les signes de la maladie et à orienter les cas suspects.

Ebola n’est pas une malédiction : c’est une maladie que l’on peut prévenir.

Je demande à chacun de respecter les consignes de santé.

Pour que ces gestes qui sauvent entrent dans chaque foyer, j’ai décidé d’adresser personnellement un message à la population de notre pays sur la maladie à virus Ebola.

Ce message, que vous recevrez dans vos établissements au cours des prochains jours, rappellera les signes à détecter et la conduite à tenir face à un cas suspect.

Chers élèves, lisez-le avec vos parents et affichez-le à la maison.

Chers enseignants, appuyez-vous sur lui pour en parler chaque semaine en classe : vous êtes les premiers relais de la République.

Une alliance nationale pour l’éducation

Mesdames et Messieurs,

L’éducation n’est pas la seule affaire du Ministère de l’Éducation Nationale : elle est l’affaire de tous.

C’est pourquoi j’appelle à bâtir une véritable alliance nationale pour l’éducation, réunissant l’État, les collectivités, les enseignants, les parents, les Partenaires Techniques et Financiers, le secteur privé et les autorités religieuses et traditionnelles, autour d’un objectif unique : offrir à chaque enfant, de Bangui à Boali, de Mbaïki à Bangassou, de Birao à Berbérati, les meilleures chances de réussir.

Il n’y a pas de développement sans capital humain, pas de paix sans éducation, pas de prospérité sans stabilité, pas de stabilité sans citoyens instruits et engagés.

En ouvrant aujourd’hui l’année scolaire 2026-2027, je demande à chacun de prendre sa part : aux parents de suivre leurs enfants, aux enseignants de donner le meilleur d’eux-mêmes, aux élèves de travailler.

Aux Partenaires de poursuivre leur précieux accompagnement.

Ensemble, faisons de notre école l’instrument de paix, de cohésion et de prospérité dont la République Centrafricaine a besoin.

Sur ces mots, je déclare lancées les activités pédagogiques de l’année scolaire 2026-2027.

Excellente rentrée à tous les Enseignants, à tous les Élèves et à toute la Communauté éducative de la République Centrafricaine.

Vive l’école centrafricaine !

Vive la République Centrafricaine !

Que Dieu bénisse la République Centrafricaine et son peuple !

Je vous remercie.

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